
Rage - The Missing link - 1993
The missing link : 1993
C’est seulement un an après Trapped que paraît ce 7ème album du groupe, celui-ci poursuit sur sa lancée, son inspiration ne paraît nullement se tarir malgré le délai très court entre les deux disques. Peavy Wagner (chant-basse), compositeur principal, est parvenu jusque là à progresser de disque en disque, Trapped était un très bon cru, on peut donc légitiment s’interroger sur la qualité de ce disque étant donné la rapidité de sa création.
Autour d’un line-up inchangé pour le 5ème disque consécutif, la cohésion du groupe est totale et avec de nouveau Sven Conquest aux manettes, Rage se surpasse et nous livre un grand album de power métal.
Le tout est très efficace et puissant, Nevermore est redoutable d’efficacité, Peavy s’y montre très rageur au chant. From the underworld est quasi thrash, de même que Her diary black pages. Mais hormis ses passages très heavy, le groupe continue sur sa lancée en prouvant qu’il est capable d’évoluer en nuançant le ton, continuant ainsi ce qui avait ébauché avec Trapped.
Refuge est plus posé, plus mélodique et on peut constater que Peavy devient un vrai chanteur, capable de tout chanter. The pit and the pendelum suit le même chemin en plus puissant avec un refrain très accrocheur et des solis très inspirés. Firestorm qui ouvre l’album donnait déjà un peu le ton, c’est un vrai tube en puissance, tout en nuance, une belle leçon de power métal mélodique.
On retient aussi Certain days, lourde et oppressante avec encore une fois un refrain remarquable. Sur la fin de l’album un morceau se détache, Lost in the ice, par sa durée inhabituelle déjà, plus de 9 minutes, celui-ci est une belle pièce mélodique, aux allures de ballade mais avec des passages assez rapides, un petit chef d’œuvre.
On tient donc là un disque très riche et assez long, une constante pour le groupe, il nécessite
quelques écoutes pour bien s’en imprégner et au contraire de son prédécesseur, il ne comporte guère de faiblesses.
Cet album est donc à cheval entre deux époques, d’un coté la puissance du Rage des débuts, Who dares en est un autre bon exemple, et d’un coté une volonté d’élargir son répertoire en se montrant plus mélodique. C’est un parfait cocktail de ce que sait faire le groupe. Il marque donc un peu la fin d’une ère, le groupe va changer de label et son line-up va évoluer, une nouvelle ère va s’ouvrir, encore plus passionnante.
